François

André Grassi aimait à composer le matin dans le jardin familial à l'ombre d'un cerisier aux côtés de François.

Y’avait un’ fois un petit chat
Qui s’appelait François.
François ? Pourquoi, on n’l’savait pas
Mais il s’app’lait François.
N’avait jamais connu son père
N’avait jamais connu sa mère
P’ t’être bien que lui n’en avait pas
Y’a des chos’s curieus’s  ici-bas.

On a beau être un petit chat
On a son quant à soi
Si on voit la vie par le bas
On n’est pas fier pour ça.
Moustaches en crocs, les yeux brillants
Il était fier comme Artaban
Il vivait comme un gros Pacha
Sans femm’s et c’est bien mieux comme ça

Mais dans son cœur de petit chat
Y’ avait un grand chagrin
Il aurait voulu êtr’ papa
De vingt chatons, ou plus, ou moins.
Il envi’ les chats de gouttières
Qui cour’ent la gueuse des nuits entières.
Mais lui, hélas il fait tintin,
Tout ça à cause d’un chirurgien

André Grassi

Le 3 décembre 2016 sur France Musique, l'émission "Etonnez-moi Benoit", Benoit Dutertre évoque avec son chroniqueur Serge Elhaïk, la carrière d'André Grassi où l'on est effectivement "étonné" et ému en l'entendant répondre à une interview d'un producteur britannique. Une évocation émouvante aussi de Jacques Brel, Susy Solidor, Lino Pirollo et René-Louis Lafforgue chantant Julie la rousse sous la direction d'orchestre d'André Grassi. Étonnant, non ?

LE PRINTEMPS

Alors que naissait #lanuitdebout j’ai filmé la croissance de deux arbres. Du 22 au 53 mars, j’ai mis en images la « révolution » de la nature au printemps. Les arbres de la Place de la République à Paris en ont fait autant, et c’est bien ainsi. Ce film est illustré musicalement par La Sacre du Printemps d’Igor Stravisky.

L’affaire MEDIATOR

LE FILM ou le combat d’une « INDIGNÉE »

LE DÉBAT

« Mon affaire Médiator »

Interview dans les studios d’ITélé en septembre 2011 par Léa Salamé et Marc Fayvelle.

Émission « Allo Docteur » de France 5

« 33 ans de médiator » par AFP TV

À bout de temps

Ce temps qui n’en peut plus d’avoir à se compter
Et compter les secondes, décompter les minutes,
Les jours les mois les ans, traces d’éternité,
Culbute dans ces temps que nos âmes rebutent.

Verrons-nous tout cet an ? Sera-t-il l’ultime ?
Sera-t-il un abîme tout habillé de temps ?
De celui que l’on tue à coup de dons intimes,
Pour ne pas trop vieillir, peut-être trop longtemps.

Un air de déjà vu et de sous-entendu,
Fera gloire aux échanges tout en palinodies.
Un temps perdu ou pas en des vœux bien dodus

Et tout aussi rompus à cette monodie.
Bonne année, bonne santé ! Vains vœux ou pieux souhaits?
Choisissez ! Ces « vains » là, ne sont pas que méfaits

Jean-Charles Theillac

Catherine Maisse

Catherine MAISSE interprète une chanson de Vincent Scotto. Les chansons de Catherine Maisse ont été éditées en CD par Matthieu Moulin (Association « 78 tours..et puis s’en vont ») . Il est disponible sur le site www.mariannemelodie.fr. Elle est accompagnée par André Grassi et son orchestre

Catherine MAISSE interprète cette chanson tirée de l’Opérette « La belle Arabelle (F. Blanche, Marc Cab – Guy Lafarge, P. Philippe). Les chansons de Catherine Maisse ont été éditées en CD par Matthieu Moulin (Association « 78 tours..et puis s’en vont ») . Il est disponible sur le site www.mariannemelodie.fr. Elle est accompagnée par André Grassi et son orchestre

Catherine MAISSE interprète « Les Roses de Saadi » (M. Desbordes-Valmore – CH. Manen, arrgts A. Grassi). Les chansons de Catherine Maisse ont été éditées en CD par Matthieu Moulin (Association « 78 tours..et puis s’en vont ») . Il est disponible sur le site www.mariannemelodie.fr. Elle est accompagnée par André Grassi et son orchestre

Catherine MAISSE interprète une chanson d’André GRASSI. (Prix de la Sacem – Deauville 1951). Les chansons de Catherine Maisse ont été éditées en CD par Matthieu Moulin (Association « 78 tours..et puis s’en vont ») . Il est disponible sur le site www.mariannemelodie.fr. Elle est accompagnée par André Grassi et son orchestre

MEDIAMOR

Le 3 juin 2013, je publiais sur mon blog le texte intitulé « Victimes et scélérats » qui se terminait par ce quatrain:

« La Justice ordinaire, à la fin  jugera.
Fulgurante et sereine, elle t’infligera
Ainsi qu’à ton engeance, un immense fatras.
Serons-nous encore là ? Victimes et scélérats. »

Depuis, après avoir signé un protocole transactionnel en août 2013, je vois que les choses ne s’arrangent pas du côté des victimes. Quant à moi, Servier m’a « cousu la bouche » : je n’ai pas le droit de m’exprimer sur le sujet. Mais je peux écrire un poème, alors…

Hommage te soit rendu, Jacques Servier, tu es mort.
C’est ainsi que la vie en finit  ici-bas.
Certains la balbutie, d’autres en jouent encor’
C’est à la fin je crois, que l’on triomphe, ou pas.

En ton nom, ton engeance à signé protocol’,
Léonin, sournois, malin, ficelé, retors,
Que j’ai signé aussi. Funeste carambol’
De ton âme damnée, mère de Médiator.

Les termes de ce texte, ne te font aucun tort.
La pilule était douce et son effet suave,
Et c’est à nous la faute, et nous étions pléthore,
D’avoir cru au remède. Nous en étions esclave.

Tant vains soient mes mots et vaines mes souffrances
Ne sont-ils pour servir que potence au gibet ?
Ton audace a trahi et terni l’espérance
D’un remède voilant tes actions au rabais.

Je pense à toi Jacques Servier, fi de ton âge,
Fi de l’égard auquel  tu aurais droit, tant pis,
Mon cœur se souviendra de ce grand sabotage,

Du souci de l’angoisse dedans ce corps flapi.

Pour solde de tout compte et de toute rancune,
Pour orner ton trépas, ces quelques mots d’humeur
Des « jouets » de ton œuvre, oubliés d’infortune,
Mais en vie et toujours,  en quête de bonheur.
Jean-Charles Theillac

« ON A MANQUÈ DE COURAGE » par le professeur Jean-François Bergman, ancien vice-président de la Commission de mise sur le marché de l’ancienne agence du médicament

La Volonté du Peuple

Une Constitution écrite, pensée, conçue
Par des constituants, de la plèbe à la haute,
Désignés par le sort d’un tirage sans faute
Nous ferait citoyens, quidam, stricto-sensu. 

Les grands embobineurs,  professionnels ou non,
Les carriéristes élus puis réélus à vie,
Aux ordres des banquiers, leurs fidèles nervis,
Rentreront dans le rang, celui de l’artimon.

Les jurés d’assises rendent bien la Justice
Au nom du peuple, ils en honorent ainsi l’éclat
D’être tirés au sort, gageant le postulat
De la devise qui orne nos frontispices.

Ils aiment le pouvoir, ce un pour cent fantoche,
Dégoulinant d’oseille et la main sur le cœur,
Nous promettent merveilles et meilleures liqueurs,
Que nous n’aurions sans eux, entre-temps ils empochent.

 Sans contrôle efficace, nous leur laissons les clés
De cette République, une et indivisible,
Insécable, affaibli, indocile, intangible.
Qu’ils mènent sans vergogne vers un destin bâclé.

Cette aristocratie, cette frange dorée
Nous entraine bien loin de la démocratie.
En conflit d’intérêt bien compris et concis,
Ils écrivent et appliquent les textes préparés.

Séparer les Pouvoirs devient une évidence.
Exercer le contrôle du peuple souverain
Sur les tirés au sort, graver la Loi d’airain,
Se retirer alors sans heurt et sans nuisance.

Elle aurait belle allure notre démocratie !
Constituants, exécutants dépareillés
Du peuple issus, révocables et surveillés,
C’est volonté du peuple dans sa suprématie.

Jean-Charles Theillac

Vous voyez ce qu’est cette barbarie !

Michel Serres sur France-Info le 12 janvier 2014
Monument aux morts Gentioux-Creuse
Monument aux morts Gentioux-Creuse
220px-Michel Serres - Espace des sciences - 15-02-2011
Michel Serres

De la Guerre de Troie à la Croix de naguère
Il n’y eu de combat plus obscène et sanglant
Que celui pour lequel,  il y aura cent ans,
Des deux côtés du Rhin, l’impitoyable guerre

Fit des millions de morts, des garçons innocents.
Ces cinquante deux mois sur les champs de batailles,
Des milliers de garçons périront chaque jour.
Sans connaître la vie, ni savoir de l’amour,
Dans la boue des tranchées, connurent la mitraille
Les obus et les gaz, vrais héros pour toujours.

J’apprenais chaque année, des vivants et des morts,
L’inventaire en mémoire, de ceux pour la Patrie.
Étendards, oriflammes, fanfare en batterie.
Allusion était faite, l’Indochine, les remords,

La peur enflait alors dans le cœur des conscrits.
Un siècle de haine et d’horreurs partagées,
N’auront calmés tyrans et patentés despotes.
Chair à canon d’antan devenue anecdote,
Destinés à survivre dans un monde en danger
Échappant à la faux des faucheurs de vote.

Pour rien, tout ça ? Doit-on abdiquer la raison ?
Doit-on douter du réveil des consciences,
De la démocratie, braver l’obsolescence ?
Si funèbre soit-elle, en dire l’oraison,
Elle viendra bien tôt, consacrer l’Alliance.

Ô philosophe aimé, ton propos me harcèle,
Il casse mes pensées jusqu’au fond de mon âme.
Indigné, agacé, révolté des infâmes
Qui sont devenus fous et méritent tutelle.
Unissons nos efforts et faisons-en réclame.

Jean-Charles Theillac

Remarques :
Les victimes de la nouvelle guerre économique ne figureront jamais aux frontons des Monuments aux Morts mais n’en seront pas moins morts, broyés par la nouvelle barbarie financière. En faire le constat, ne modifiera en rien, l’effet de la cupidité des hommes : des millions de victimes, encore !...

L’agonie d’un espoir

Rouen.jpg
Détail d’une oeuvre de Jean-Claude Paulhiac

Ce siècle n’en finit pas d’agoniser, de geindre
Et peine à se résoudre à l’égout de l’Histoire.
Cette année deux mill’ treize, mollit jusqu’à éteindre
Un siècle d’insouciance chargé de nonchaloir.

Il restera marqué par l’absurde, le stupide,
Le cupide des hommes hantés par leur crédit,
Leur lopin, leur larcin, soucieux du morbide
Au point d’en savourer la grande comédie.

Ira-t-elle encor’ loin, cette farce et attrape ?
Le déclin et la chute nous surprend et nous tue.
Nos espoirs, nos folies, vont passer à la trappe
De l’Histoire des Hommes dans un sanglot confus.

C’est l’œuvre des humains dans un temps arrêté.
Mais l’Homme au singulier dispose de génie
Pour éclairer le monde et non le bâillonner,
Prophète ou bien-penseur, esprit libre infini.

Cet an nouveau surgit et nous portons le deuil
De nos souhaits passés et de nos vœux stériles.
Certitudes enfouies dans la poix de l’orgueil,
Périront doucement en vérités fossiles.

Ô citoyen chagrin, un à un épaulé,
Un à un colibri, conquerront notre monde !
Notre part est vitale, maîtresse et contrôlée,
Avançons vers demain, pour une vie féconde.

Jean-Charles Theillac

M. Paul Jorion sur France-Culture invité de matinales de Marc Voinchet met les pieds dans le plat.

 

« Lexique amoureux » des adjectifs dans la poésie

« Les Adjectifs dans la poésie » en PDF 

 

Les auteurs :

Charles Baudelaire                 Les Fleurs du mal 

Arthur Rimbaud                     Poésies 

Alphonse de Lamartine         Les Méditations

Stéphane Mallarmé                Poésies

Paul Verlaine                          Poèmes saturniens

Nicolas Boileau                      Les Embarras de Paris

Victor Hugo                            Les Contemplations

Victor Hugo                            Ruy Blas

Pierre Corneille                      Le Cid

Jean Racine                            Andromaque

Jean Racine                            Phèdre

 

                                                                                                                                    

                                Les autres adjectifs Les autres adjectifs à télécharger en PDF

Victimes et scélérats

Poème (ouvert) à Jacques SERVIER

Si je m’adresse à toi, c’est pour t’entretenir
De ma désespérance et de mon désarroi.
Il y a quelque temps je voyais l’avenir
Serein et en famille, à présent il me broie.

 En trois ans, tu as pu, grâce à ton enfumage,
Étouffer la colère des victimes en sursis.
Sur le collège d’experts, tel un aréopage,
Ta morgue a influé jusqu’à l’anesthésie.

 Leur zèle à ne pas voir, à ne pas juger bon
De déclarer malades, avérés et tangibles
Ceux que tu as leurrés et laissés moribonds,
Balbutiant leur vie, incertaine et pénible.

« Tu m’as empoisonné » : c’est ainsi qu’on assène
Ton acte, ta volonté, ta façon de tromper.
Maintenant il te faut de ta vile fontaine
Puiser les eaux impures et les purifier.

Servier, à quoi sers-tu ? S’il te reste quelqu’ onction
Ose être des victimes, l’allié, le mécène,
En signant volontiers ces indemnisations
Pour apaiser leurs affr’s, l’embarras et la peine.

Tu en as ras-le-bol de ces vicelardises.
Ta santé s’étiole et les jours qui s’égrènent
De l’horloge du diable, habile en couardise,
Enveniment nos vies, les parfument de haine.

La Justice ordinaire, à la fin  jugera.
Fulgurante et sereine, elle t’infligera
Ainsi qu’à ton engeance, un immense fracas.
Serons-nous encore là ? Victimes et scélérats.

Jean-Charles Theillac

 

Servier : le ploutocrate enfumeur

Servir et son ombre

D’ombre, sa part à lui, était bien au parterre
D’où il offrait, pépère, son taiseux bavardage.
Faussement quiet,  serein, présent à Nanterre,

Il attendrait contraint, le reste de son âge.

De son venin en germe, il distille le fiel.
Tel un dragon mythique, ineffable chimère,
Il a le regard froid et l’aveu carentiel
D’esprit pernicieux, tricheur et délétère.

Il suffirait pourtant et malgré son grand âge,
De dire, urbi et orbi, qu’impudent il fut,
Qu’obligé il sera des victimes en partage,
De son soutien total, tutélaire et profus.

Mais au possible, hélas, il n’y est pas tenu.
Et de son vil ouvrage, il ne tirera gloire.
À jamais il sera, escroc ou parvenu,
Apothicaire véreux, intriguant d’isoloir.

Ô serviteurs serviles, de Servier les manants,
Oyez nos cris, nos pleurs et nos plaintes tragiques.
Ô experts complaisants, vous êtes éminents
Mais avérés menteurs, goinfres ploutocratiques.

Jean-Charles Theillac

Nouvel Obs enfumage copie

Médiator : combien de morts, mais quand ?

Je suis rassuré, je vais finir par mourir,
C’est écrit dans le journal.
À force de repousser l’espérance de vie
Je finissais par me dire : dis, quand finiras-tu ?
Mais le bon docteur Servier
Avait veillé au grain et avait fabriqué
La pilule adéquat pour équilibrer les comptes
De la sécu, mais surtout les siens.
Pour tous ces services rendus
Il avait été fait Grand Croix
De la Légion d’Honneur.
Saura t-il me dire si je suis des 220
Ou des 1800 ? Là est la question !

Figaro 220 morts

 

  

33 ans de médiator…Alors, il s’en fout ?

Cette vidéo a été tournée en septembre 2011 par Gabrielle Chatelain-Moore de AFP TV Aujourd’hui, à quelques jours de la reprise du procès SERVIER à Nanterre devant le TGI, pour « TROMPERIE AGGRAVÉE » j’arrive au bout de la procédure de l’Oniam qui aura duré  21 mois (à ce jour).

Conclusions de l’avis du collège d’experts :

– Le collège d’experts considère que les dommages en lien avec la valvulopathie mitro-aortique conduisant à un remplacement valvulaire par prothèses mécaniques sont imputables en intégralité à la prise de benfluorex.

Dont acte. J’attends avec » impatience » la proposition d’indemnisation de M. Servier. Ça aussi, il s’en fout ?